Le Centro Studi Interreligiosi della Gregoriana et le PISAI lancent un groupe de recherche conjoint sur le thème de la fraternité.


Le Centro Studi Interreligiosi della Gregoriana et le PISAI lancent un groupe de recherche conjoint sur le thème de la fraternité à partir du Document de Abu Dhabi sur LA FRATERNITÉ HUMAINE POUR LA PAIX MONDIALE ET LA COEXISTENCE COMMUNE, signé par le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar le 4 février 2019.

Laurent Basanese, directeur du Centro répond à quelques questions de Pluriel :

1. Comment et pourquoi avez-vous choisi le thème de la fraternité ?

Le choix du thème de recherche est venu progressivement. Avant tout, il y avait un besoin d’honorer un manque mais également un désir de recherche sur l’islam et le christianisme ici, à Rome. Des professeurs d’Universités ne peuvent pas se contenter d’enseigner ou de publier des articles chacun de leur côté, sans se rencontrer et faire aussi de la recherche ensemble. Après l’expérience extrêmement positive du Congrès PLURIEL « Islam et Appartenances » en juin 2018 à la Grégorienne, avec la FUCE, le PISAI et le Centro Studi Interreligiosi della Gregoriana, nous nous sommes dit, Diego Sarrió Cucarella et moi-même, qu’il fallait poursuivre la recherche au niveau local, c’est-à-dire romain, qui est un contexte particulier car Siège du successeur de Pierre, capitale européenne et lieu de croisement de tant de cultures. Travailler le thème de la fraternité (amitié – inimitié – limites…) est venu dans un second temps, et après avoir contacté des chercheurs de différentes spécialités, intéressés aux problématiques liées à l’islam et qui sont stables à Rome. Deux tours de table ont conduit à l’unanimité au choix de ce thème riche. Nous avions bien sûr en mémoire la récente rencontre d’Abu Dhabi et la signature du Document sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune entre la Pape François et le Grand Imam de Al-Azhar Ahmad al-Tayyeb, le 4 février dernier.

2. Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de la co-direction PISAI-Grégorienne ? 

Pour le fonctionnement du laboratoire de recherche, nous alternons l’animation, Diego et moi-même, une fois à la Grégorienne, une autre fois au PISAI. Nous travaillons souvent ensemble, suite à la signature d’une Convention entre les deux Institutions en septembre 2015, au moment de la création du Centro Studi Interreligiosi della Gregoriana. Une publication conjointe Grégorienne-PISAI des résultats de nos recherches est d’ailleurs prévue à la fin du groupe sur la Fraternité en décembre 2020.

3. Quelle sera la méthode et le rythme de travail ? 

Une rencontre tous les deux mois, un ou deux membres du groupe présente son article envoyé quelques jours auparavant à tous. L’article est débattu oralement et le chercheur qui présente ses thèses prend note des remarques qui sont faites. La langue commune est l’italien. Tout cela est très enrichissant.

4. Pourquoi avoir rejoint le réseau Pluriel avec ce groupe ? 

Encore une fois, il n’est pas possible de rester seul dans le monde académique. L’Université doit être un lieu de confrontations, de progrès, de débats, d’enrichissements mutuels. Le réseau PLURIEL est une belle opportunité pour se renouveler, faire croître la science, et aider les hommes.

Lien vers la page du groupe

Regarder la conférence inaugurale (en italien) du groupe