SALEH Wael Pays : Italie - Langue : français, 2018
géopolitique

Conférence de Wael SALEH, lors du second Congrès International de PLURIEL à Rome.

Comme le constatent le penseur syrien Burhan Ghalioun [1] l’historien français Dominique Avon [2], le philosophe marocain ‘Abd al-Ila h Balqaziz [3], le penseur bahreïnien Mohammad Gaber Al-Ansary [4] et l’intellectuel égyptien ‘Ammar ‘Ali Hasan [5], le monde arabo-musulman se pose encore jusqu’à maintenant les questions suivantes :
Qui sommes-nous et quelle est l’influence de la réponse sur la conception du lien entre le religieux et le politique qui est parmi les facteurs qui sont en effet au cœur de trois enquêtes chroniques dans la pensée arabo-musulmane qui suscitent des questionnements :

1) Un espace de référence : Oumma, qawmiyah (arabité) ou wataniya (nationalisme) ?
2) La nature du régime : religieuse ou civile ?
3) Qu’est-ce qui organise notre vivre ensemble ?

Comment les trois courants majeurs de la pensée arabo-musulmane contemporaine : le réformisme musulman; l’islamisme holiste activiste; le libéralisme humaniste musulman [6] se diffractent-ils dans leurs conceptions de ce lien? Quel est l’impact de ces conceptions construites sur l’appartenance et le territoire? De quelle manière la mise en tension de ces trois courants a-t-elle contribué à générer des enjeux, comme les guerres, les mouvements migratoires, les exodes et les conflits identitaires au Moyen-Orient et dans les pays d’émigration, qui sont intrinsèquement liés aux modèles théoriques philosophiques, politiques, religieux et moraux de comment vivre ensemble que ces trois courants offrent aux arabo-musulmans d’aujourd’hui?

[1] B. GHALIOUN (1990). Système sectaire : de l’État à la tribu (Nizam al-ta’ifiyah min al-dawlah ila al- qabilah), Bayrut, al-Markazal-Thaqafi al-’Arabi, pp.136-137.
[2] D. AVON (2013). Comment le fait religieux peut-il être vecteur de paix ou de guerre ?, [En ligne], https://www.youtube.com/watch?v=RPG8AYDwtaA (Page consultée le 15 mars 2016).
[3]’A. BALQAZI Z (2001). Questions de la pensée arabe contemporaine (As’ilat al-fikr al-’Arabi al-muasir), Maroc, Dar Al Hiwar Li Al Nasher, p. 7.
[4] M.G. AL-ANSARY (2000). Formation politique des Arabes et le sens de l’État-nation (takween al-arab al-syassy we maghza al-dawla al-qatarya), Beyrouth, Centre d’études de l’Union arabe, 3e édition, p. 92.
[5] ’A.’ALIHA SAN(2006). Oummaencrise (Ummah fi azmah : amrad al-’Arabal-siyasiyahfial-fikrwa- al-ha rakah), al-Ji zah, Markaz al-Ha da rah al-’Arabi yah, p. 32.
[6] W. SALEH (2017). La conception de l’État dans la pensée égyptienne contemporaine. Continuités et ruptures dans l’interprétation des liens entre religion et politique, L’Harmattan, Collection Pour Comprendre le Moyen-Orient. 290p.